__ Mary CASSATT ___Peintre impressionniste___1843-1926 __

__ Mary  CASSATT ___Peintre impressionniste___1843-1926 __

4- LE CHOIX DE L'EUROPE

 

 LE CHOIX DE L'EUROPE

 

 

 

  

 Emily SARTAIN l'accompagne pour son retour en Europe, en 1871. C'est à Parme que l'attendent les oeuvres de COURREGE. Parme, une ville artistiquement très vivante où elle prend très vite place dans une communauté artistique nationale. Elle y peint un beau tableau qu'elle envoie avec succès au Salon de 1872. « Deux femmes jetant des fleurs pendant le carnaval » est un double portrait de femmes pour lequel elle a fait poser, dans une composition savante, deux modèles sensés jeter des fleurs d'un balcon. Tandis qu'Emily se rend à Paris, Mary continue de travailler à ses copies, au moins à celle du «  Couronnement de la vierge « , avant d'aller à Madrid et à Séville, où elle peint une demi-douzaine de tableaux; des figures en costumes, dont une belle femme en mantille. Elle ne prend le train pour Paris qu'en avril 1873, pour y visiter le Salon, où elle peut une fois encore se réjouir d'être présente maintenant sous le nom de Mary Stevenson CASSATT, avec « un toréro et une jeune fille » qui témoigne de l'intérêt qu'elle a pris aux tableaux de VELASQUEZ et MURILLO.

Alors qu'Emily SARTAIN est devenu l'élève du médiocre Evariste LUMAINS ( comme elle désaprouve ce choix et ne comprend pas l'attachement de son amie à l'égard de son professeur, elle se fâche avec elle... ). Il semblerait qu'elle rencontre alors ses premiers impressionnistes, parce qu'elle peint le portrait d'une Mme SISLEY, qui pourrait bien être la compagne du peintre ainsi nommé.

L'été suivant, sa mère, de nouveau, est là pour un périple européen, qui les mène en Hollande et en Belgique ou Mary prend un atelier et étudie RUBENS avant que toutes les deux retournent à Paris, en octobre; l'une rentrant en Amérique, l'autre revenant en Italie, à Parme et à Rome. Au Salon de 1874, bien qu'absente de Paris, elle présente une toile qui est très appréciée par un peintre dont elle connaît sans doute un peu la peinture, mais qu'elle n'a pas encore rencontré: Edgard DEGAS. La première exposition des impressionnistes se tient boulevard des Capucines alors qu'elle séjourne à Rome et l'on peut supposer que, si ce n'était pas le cas, elle, si curieuse d'art moderne, ne manquerait pas une telle manifestation. A moins que, trop proche encore de Thomas COUTURE, qu'elle retrouve au cours de l'été à Villiers-le Bel, elle préfère se tenir à l'écart des contestataires d'un Salon où elle a pris place? Ce n'est sans doute pas totalement une coïncidence si elle décide alors de passer l'hiver à Paris, qu'elle n'aime pas beaucoup, selon Emily SARTAIN. Mais il lui semble nécessaire de rester pour s'imposer et vendre ses tableaux, elle s'y installe définitivement.

Mary CASSATT trouve, au flan de la butte Montmartre, rue de Laval un appartement confortable, que sa soeur Lydia, férue de mode et de décoration, vient l'aider à aménager et dans lequel elles vivent pendant deux ans.

Commençant une nouvelle vie, elle rompt avec les scènes de genre, dans lesquelles elle a toujours montré une maîtrise certaine, pour se consacrer au portrait. En commençant par celui de Lydia, qui est refusé au Salon, alors qu'un autre tableau d'elle, le portrait d'un enfant, y est accepté. La communauté américaine lui fournit quelques modèles et quelques commandes, encore qu'elle ne puisse rivaliser sur ce terrain avec sa compatriote Elizabeth GARDNER qui est  devenue la maîtresse du très réputé William BOUGUEREAU. Au moins peut-elle ainsi retourner, tête haute, à Philadelphie au cours de l'été 1875. Pour le Salon suivant, elle se contente d'assombrir le fond du portrait de Lydia qui a été refusé l'année précédente et elle ne s'étonne pas, cette fois-ci de le voir accepté: c'est bien la peinture claire qui encourt les foudres de l'Académie. Comme, en 1877, elle est exclue de la manifestation, elle ne peut qu'être en colère contre une institution qu'elle a respectée et dans laquelle elle a placé ses espérances. Ce n'est pas elle qui a cherché la rupture; mais puisqu'on la rejette, elle passe à l'ennemi, c'est à dire dans le camp des impressionnistes.

 

 

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01/06/2012
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