__ Mary CASSATT ___Peintre impressionniste___1843-1926 __

__ Mary  CASSATT ___Peintre impressionniste___1843-1926 __

6- Sa fresque la femme moderne

 

La fresque

 

 

 

    Fresque de 16 x 3m pour l'exposition Universelle de Chicago en 1893 

 

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Couleurs de la fresque. 

 

 

Interprétation de la fresque ci-dessus :

A gauche :  jeunes filles  poursuivant le savoir.   Au centre :  jeunes femmes cueillant les fruits du savoir et de la connaissance pour les transmettre aux générations futures.    A gauche femmes qui se sont réalisées à l'instar de :

Mary CASSATT

 

Robert CASSATT, son père, meurt en décembre 1881 à PARIS à l’âge de 85 ans. Katherine sa mère, n’est pas en bonne santé et Mary l’emmène au Cap d’Antibes  où elle reçoit la visite d’une femme de Chicago qu’elle connaît peu, Berthe HONDRE-PALMER, accompagnée de Sara HOLLOME, une autre américaine qui a une maison à Moret sur Loing, près de Fontainebleau.

Ces deux femmes sont venues lui demander de réaliser une peinture murale ayant pour thème la « FEMME MODERNE » (18 m. x 3, 5 m.)  destinée au pavillon de la femme de la Grande Exposition Internationale et Universelle qui aura lieu à CHICAGO en 1893.

Dans le hall d’honneur de ce bâtiment il fera face à un autre mural consacré à la « FEMME PRIMITIVE » confié, lui, a Mary FAIRCHILO-MAC-HONNIES, une autre Américaine de Paris.

CASSATT  est effrayée par le projet d’une telle envergure et DEGAS auquel elle en parle, monte sur ses grands chevaux et affirme que c’est de la décoration, pas de l’art, et qu’elle aurait tort de perdre son temps dans une telle entreprise.

Voici au moins une raison qui l’encourage par opposition à s’engager dans l’aventure. Elle se met au travail au Château de BACHIVILLERS dans l'Oise, proche d’ERAGNY, où vit son vieil ami PISSARRO, une belle demeure entourée d’un grand parc dont elle est tombée amoureuse. Elle décide de réaliser un triptyque au haut arrondi, dans les couleurs franches, bleu, vert et rose, avec une bordure d’or, le tout en référence à GIOTTO pour donner une impression de fête. Elle illustre le triomphe dont elle peut bien penser qu’elle en est un exemple. Au centre, des jeunes femmes cueillent les fruits de l’arbre de la science ; sur les côtés, à gauche, trois jeunes filles poursuivent la gloire qui est une femme nue et, à droite deux figures allégoriques de la musique et de la danse, accompagnées d’un troisième personnage, une autre femme qui représente la femme amateur d’art.

Elle fait construire un grand atelier vitré, avec une tranchée dans laquelle elle fait descendre la toile  qu’elle peut remonter à hauteur d’homme grâce à un système de poulies et de cordes pour peindre dans de bonnes conditions. Elle engage des modèles, conçoit les costumes et se met au travail. Elle passe l’hiver à Bachivillers, où elle souffre du froid dans son atelier de verre. Quelques rares visiteurs viennent la voir et elle est tantôt confiante, tantôt découragée, en fait très ennuyée de ne pas pouvoir profiter de l’avis de DEGAS. Malgré ces contrariétés elle parvient à terminer cette tâche et, au mois de février elle est en mesure d’envoyer sa grande peinture à CHICAGO.

Elle ne l’accompagne pas, ne veille pas à son installation et les échos qui lui parviennent une fois que la femme moderne est en place sont décevants. Il s’avère qu’elle n’a pas su tenir compte de la distance par rapport aux visiteurs et l’œuvre  manque de puissance décorative. Celle de Mary FAIRCHILA-MACHANNIES, plus académique est plus efficace. Cette unique peinture monumentale de Mary CASSAT a, hélas disparu après avoir été décrochée, mais quelques œuvres réalisées en marge, peintures, gravures en couleurs, témoignent de l’élégance avec laquelle l’artiste a manié l’allégorie, dans la lumière et la légèreté caractéristiques de l’impressionnisme. Ce n’est pas un genre qu’elle cultive et, l’été suivant, elle revient au portrait, qu’elle a en fait assez peu pratiqué, pour exécuter un pastel, celui d’une de ses cousines, Marguerite SLAONF. C’est une petite fille, dans une robe évasée, qui tient une orange dans ses larges mains. Elle fait deux versions du modèle, une pour ses parents, l’autre pour elle, qu’elle expose chez DURAND-RUEL. Celui-ci s’est enfin décidé à lui consacrer toute sa galerie pendant un mois, juste après que Berthe MORISOT ait eu sa grande exposition chez BOUSSOD et VALADON, afin de montrer d’elle une centaine d’œuvres. C’est une rétrospective depuis 1878, date de son entrée dans l’impressionnisme, en trente et une peintures et pastels et une soixantaine d’estampes. Le succès qu’elle remporte la console de l’échec de Chicago et le Musée du Luxembourg se propose de lui acheter une peinture. Le problème, c’est que le choix se porte sur un tableau qui appartient à DURAND-RUEL et que la règle veut que l’achat se fasse à l’artiste lui-même. Mary CASSATT tente de le récupérer, mais le marchand ne veut pas le lui rétrocéder et le musée  refuse de se rabattre sur une autre œuvre, si bien que l’artiste dépitée rate son entrée dans les collections nationales. Il lui faudra attendre trois ans pour qu’une autre occasion se présente et qu’on lui achète un pastel, une de ses maternités dont elle a le secre

         

Pavillon de la Femme 

 à l'Exposition Universelle

   

 

 

 



01/06/2012
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