__ Mary CASSATT ___Peintre impressionniste___1843-1926 __

__ Mary  CASSATT ___Peintre impressionniste___1843-1926 __

estampes de Mary CASSATT 1843/1926

 

Les principales techniques de gravure de Mary Cassatt

 

 

 

L’Eau-forte

Dans une eau-forte, le métal est mordu par un acide plutôt que taillé par un outil. La plaque est recouverte d’une fine couche de vernis dur, protecteur et imperméable. L’artiste dessine sur ce vernis avec une pointe, mettant le cuivre à nu, puis il plonge la plaque dans l’acide. Les surfaces découvertes par la pointe seront alors mordus, plus ou moins profondément selon le temps d’immersion. Enfin, le vernis est enlevé et la plaque peut être encrée. Puisque c’est l’acide qui creuse le métal, il n’y a pas de contrainte due à la résis­tance de la matière. Plus les traits seront profonds, plus ils seront noirs à l'impression.

 

 

La Pointe-sèche

La gravure à la pointe-sèche consiste à tailler directement dans la plaque de métal à l’aide d'une tige d'acier aiguisée, appelée du même nom que le procédé. Cette pointe ne creuse pas un sillon net comme le burin, mais raye et laboure le métal de façon plus irrégulière. La pointe-sèche laisse sur les bords du trait des barbes de métal, qui retiennent l'encre et donnent un aspect velouté à l'impression.

 

 

Le Vernis mou

L’artiste dessine directement sur la plaque de métal qui est ensuite creusée par un acide. La plaque est re­couverte d’un vernis tendre sur lequel il place une feuille de papier : une fois le dessin réalisé, il enlève la feuille qui retient, au verso, une partie du vernis. Les traits ainsi dégagés sont mordus à l’acide. Le trait gravé garde la structure du papier et ressemble à celui d'un crayon. Le vernis mou est rarement utilisé seul, mais plutôt combiné avec d’autres techniques de gravure.

L’Aquatinte

Cette technique est un dérivé de l’eau-forte et permet d’obtenir une surface composée de points plutôt que de traits. Dans la première phase de travail, des particules de résine de colophane sont saupoudrées sur la plaque, qui est ensuite chauffée pour les faire fondre et adhérer à la surface.

Cette fine poussière forme un réseau de petits grains, autour desquels l’acide pourra creuser.

Comme pour l'eau-forte, la morsure peut être plus ou moins profonde, selon l'effet désiré. Une fois la résine dissoute, le graveur encre la structure granuleuse creusée dans la plaque. A l'impression, on obtient une surface constituée de points. Sur le plan visuel, ces différents grains sont perçus comme des demi-tons, al­lant du gris léger au noir soutenu. Cette technique est souvent employée en complément de l’eau-forte. Elle correspond alors au lavis ajouté à un dessin à la plume, créant des ombres avec des effets de teinte. L’usage de la couleur est complexe : il impose un triple ou quadruple passage sous la presse avec un sys­tème de repérage qui permet aux couleurs de se confondre avec exactitude sur la feuille imprimée.

 

 

Collection des étampes de l'INRA

 

 

 

 

 

 



31/10/2012
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